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Un préfet et sa famille tués par des jihadistes présumés au Niger

Un préfet et sa famille tués par des jihadistes présumés au Niger

6 janvier 2026 0 Par Jean Claude Deli

Le haut fonctionnaire de Torodi est mort dans une attaque jihadiste attribuée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim). Le groupe des assaillants aurait pris le contrôle de la ville.

Le préfet de Torodi, ville située à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de la capitale nigérienne Niamey, a été tué avec sa famille dans une attaque de jihadistes présumés contre sa résidence, ont rapporté des sources locales le 5 janvier. Le Niger, gouverné par une junte depuis deux ans et demi, fait face à des attaques jihadistes de groupes liés à Al-Qaida et l’État islamique, notamment dans sa partie ouest, que les autorités peinent à endiguer.

« Le préfet de Torodi, le capitaine Chaibou Mali, sa femme et ses enfants sont morts calcinés après une attaque d’assaillants lourdement armés », dans la nuit du 4 au 5 janvier, vers 2 heures du matin, a déclaré un habitant de cette ville située près du Burkina Faso, joint au téléphone par l’AFP. Une autre source locale a confirmé l’attaque, précisant que les assaillants ont « tiré une roquette » sur la résidence du préfet où se trouvaient également « sa femme et ses enfants ». Les défunts seront inhumés le 6 janvier à Niamey, selon cette source.

Le groupe de journalistes ouest-africains spécialisé dans l’actualité sécuritaire au Sahel attribue cette attaque au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim, proche d’Al-Qaida) et évoque un bilan de sept morts, « le préfet, son épouse, leurs enfants et une personne non identifiée ». Citant des témoins, il indique que le groupe jihadiste a brièvement pris le contrôle de la ville de Torodi jusqu’à 5 heures du matin. Le drame était relayé sur les réseaux sociaux. Maikoul Zodi, figure de la société civile, favorable au régime, a appelé les autorités « à réagir avec toute la détermination et la célérité que cette tragédie exige ».

Force antijihadiste de l’AES

Fin décembre, le régime militaire avait annoncé « la mobilisation générale » et des « réquisitions » possibles de personnes et de biens afin de combattre les jihadistes.

Dès sa prise du pouvoir, la junte, qui prône la souveraineté, a chassé les soldats français et les troupes américaines qui combattaient les jihadistes notamment dans l’ouest proche du Mali et du Burkina Faso, deux voisins confrontés aux mêmes violences